Université paris-Sorbonne Institut de Recherche en Musicologie (IReMus – UMR 8223)

Théorie et Analyse schenkériennes

Séminaire animé par Nicolas MEEÙS sous la responsabilité scientifique de l’équipe Patrimoines et Langages Musicaux
les mercredi 12 mars 2014, 15h-17h ; 26 mars 2014 et 23 avril 2014, 15h-19h
en Sorbonne, salle J326 (escalier G, 3e étage)

Mercredi 12 mars, 15h-17h

Parce que Schenker n’a été connu longtemps que par son ouvrage posthume, L’Écriture libre, on a pu penser que l’élément le plus caractéristique de sa théorie était la «Structure fondamentale», l’Ursatz: nombreux sont ceux qui «ont pensé à Heinrich Schenker (pour autant qu’ils aient pensé à lui) comme le théoricien qui réduisait des pièces entières à trois notes» (Carl SCHACHTER, «Analysis by Key. Another Look at Modulation», Music Analysis 6/3, 1987, p. 289).

Nous nous interrogerons, dans ce premier séminaire, sur les principes à partir desquels Schenker a fondé sa théorie de l’Ursatz: l’art comme imitation, comme transformation de la nature; le «son [Klang] dans la nature»; la cohérence organique de l’œuvre dans l’espace tonal, etc.
Nous mettrons aussi en place le programme des deux séminaires suivants, en fonction des attentes des participants.
Le séminaire s’adresse non seulement aux étudiants de Master et de Doctorat de Paris-Sorbonne, mais aussi à tous ceux que la théorie et l’analyse schenkérienne intriguent ou intéressent.
L’entrée est libre dans la mesure des places disponibles.

Pour toute information complémentaire: heinrich.schenker@free.fr.

Prochaines séances: 26 mars et 23 avril, 15h-19h

Après l’engouement parfois excessif d’il y a vingt ou trente ans aux États-Unis, les études schenkériennes sont entrées dans une phase d’exégèse qui en permet une meilleure évaluation. Ce que nous a légué leur auteur, plus de 4000 pages imprimées, presque toutes disponibles aujourd’hui dans l’allemand originel et en traduction anglaise, et plus de 100.000 pages manuscrites en cours de publication sur Internet (http://www.schenkerdocumentsonline.org/index.html), permet d’identifier Heinrich Schenker comme l’un des théoriciens les plus prolifiques et les plus originaux du 20e siècle. L’examen de trente ans d’évolution de sa théorie, depuis l’Harmonielehre de 1906 jusqu’à Der freie Satz, l’ouvrage posthume de 1935, permet d’en proposer une image moins figée et moins dogmatique que celle qui en avait été proposée dans la seconde moitié du 20e siècle. La vision dogmatique qui en avait été donnée a freiné trop longtemps la pénétration des idées de Schenker en France. Il est temps de mettre fin à cette situation de méfiance et d’incompréhension – l’Université Paris-Sorbonne s’y emploie depuis plusieurs années, mais ce séminaire voudrait ouvrir la discussion à un public plus large d’universitaires, de musiciens et d’amateurs. Le séminaire, basé principalement sur la lecture d’écrits théoriques et d’analyses de Schenker, permettra de débattre de son apport à l’analyse musicale au début du 21e siècle.

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